Opinion d'un pédopsy

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Opinion d'un pédopsy

Message  Admin le Mar 9 Juin - 8:05

Je vous laisse lire:
http://www.balat.fr/spip.php?article612
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Re: Opinion d'un pédopsy

Message  aliel le Mer 10 Juin - 13:04

Au secours, c'est affreux... j'y ai lu une longue marmelades d'erreurs et fausses informations basées sur ses préjugés.
J'ai répondu très vite, et on vera bien si le modérateur du site me publie:

Monsieur H.,

Vous écrivez que {« la France est restée fidèle aux distinctions premières fondées sur des arguments cliniques non démentis jusqu’à aujourd’hui. »}

Vous ignorez la définition de l’Organisation Mondiale de la Santé qui défini l’autisme comme un handicap neuropsychologique.
Vous ignorez les Recommandations sur la pose du diagnostic d’Autisme basées sur cette définition, rédigées par la Fédération Française de Psychiatrie (Oct 2005) qui rappelle systématiquement que l’utilisation des critères diagnostics internationaux CIM 10 est indispensable.

Les diagnostics Français ne font plus que coexister avec les diagnostics internationnaux, sans être recommandés.

Le Commité National d'Ethique évoque cette particularité des diagnostics Français dont l'utilisation empêchait justement toute recherche Clinique. C.f: Avis N°102 sur la situations des personnes atteintes d'autisme en France.

La dualité que vous mettez en avant, qui juxtapose des méthodes d’origines américaines décrites comme éthiquement discutables, avec des parents Français en désarrois et en colère existe dans votre raccourci qui élude les avancées des autres pays.

Ces avancées convergent avec les revendications des Associations que vous estimez parfois virulentes.
Vous isolez dans votre analyse, une vigueur que vous qualifiez d'exagérée alors même que les revendications qu'elle porte font partie de nombreuses politiques de santé mentale adoptées par la population à l'étranger.

Vous parlez des accompagnements psychothérapeutiques proposés en France :
{« Ils n’ont pas, en effet, pour objet principal de dévoiler des fantasmes inconscients, mais d’établir avec l’enfant un milieu accueillant favorable où ses tentatives d’entrer en relation avec autrui seront encouragées et où il pourra, tout en faisant des apprentissages, trouver progressivement remède aux angoisses qui l’habite lorsqu’il doit se confronter à l’imprévu et se risquer dans une rencontre intersubjective. »}

Je me permets de vous rappeler que {« l’objet principal »} peut être fort différent du fonctionnement et des actions menées:
L’immense majorité des hôpitaux de jours continue à fonctionner comme l’observent les usagers : Il s’agit, par défaut d’information valable, et ou de moyens, de garderies médicalisées où aucune stratégie éducative citée dans les Recommandations des Bonnes Pratiques Cliniques publiées à l’étranger n’est enseignée au personnel, et utilisée.

Vous ignorez l’impact vital que représente le défaut d’éducation adaptée sur le développement des personnes atteintes d’autisme, fort bien compris et reconnu a l’étranger.

Vous ignorez l'aspect fondamental de la difficulté majeure des personnes atteintes d'autisme à identifier les contextes: elles sont censées {"trouver progressivement remède aux angoisses"} alors que la règle d'or des hôpitaux de jours est de maintenir la curiosité parentale à l'écart des activités dites "thérapeutiques".

C'est précisément l'absence d'outils et de supports de communications identiques entre les différents lieux qui majorent l'anxiété.

Vous ignorez par ailleurs les particularités sensorielles que les personnes atteintes d’autisme décrivent elles même comme des entraves à la communication, au profit du préjugé (Psychanalytique ?) récurant de se {« risquer dans la rencontre intersubjective ».}

Vous promulguez votre avis comme général en invoquant des comparaisons historiques violentes que j'évite par politesse de ne pas reformuler:

Pensez vous réellement que les parents à l'étranger manquent à ce point de lucidité que leurs choix vous paraissent aberrants ?

Pensez-vous réellement que les professionnels des pays aussi différents que l’Espagne, la Suède, la Belgique ou l’Australie et d'autres, se fourvoient en basant la politique d’accompagnement des personnes atteintes d’autisme sur l’éducation ?

Pensez vous réellement que les enfants des parents à l’étranger, fussent ils atteints d'autisme, puissent être si différents au point que leurs besoins soient différents de ceux vivant en France ?

Votre avis, aussi respectable et respecté soit il, est issu du pouvoir transversal octroyé aux Psychanalystes, et aux Psychothérapeutes, sollicités dans toutes les affaires Culturelles, Sociales, et Médicales et Educatives de ce pays.
Là est votre pouvoir, que je ne saurais minimiser en le comparant avec celui des parents ou avec celui des associations.

Avec vos confrères, vous exercez des influences décisives, puisque la seule évaluation collégiale, par l'Expertise Collective de l'INSERM (Février 2004), concernant l'évaluation des Psychothérapies sur les troubles mentaux, à été supprimée par décision Ministérielle.

Cette expertise collégiale retenait les programmes éducatifs comme capables d'améliorer les pronostics d'évolution des personnes atteintes d'autisme.

O.B

aliel

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